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Pour les collaborateurs d’une entreprise partenaire qui souhaitent accéder à un espace confidentiel Coline.
Pour les candidats qui postulent via Coline et les recruteurs qui utilisent la plateforme de recrutement inclusif.
Vous recrutez un candidat et vous vous demandez s’il bénéficie d’une RQTH, reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La question peut sembler légitime, notamment lorsqu’une entreprise souhaite développer sa politique handicap ou anticiper d’éventuels aménagements.
Pourtant, lors d’un entretien d’embauche, la frontière entre une question utile et une question trop intrusive peut être rapidement franchie.
Alors, un recruteur peut-il demander directement à un candidat s’il a une RQTH ? La réponse est simple : mieux vaut ne pas poser la question de cette manière.
Dans une procédure de recrutement, les informations demandées au candidat doivent avoir un lien direct et nécessaire avec le poste proposé ou ses aptitudes professionnelles.
Un candidat n’est pas obligé d’informer son futur employeur de son état de santé ou de sa situation de handicap. Il est donc libre de mentionner ou non sa RQTH.
Demander directement « Avez-vous une RQTH ? » ou « Quel est votre handicap ? » n’est donc pas la bonne approche.
La RQTH et, plus largement, l’état de santé relèvent de la vie privée du candidat. Le recrutement doit avant tout porter sur ses compétences et sa capacité à exercer les missions du poste.
Ne pas demander la RQTH ne signifie pas ignorer les éventuels besoins du candidat.
Le recruteur peut présenter précisément les conditions du poste : horaires, déplacements, environnement de travail, tâches essentielles ou contraintes particulières.
Il peut ensuite ouvrir la discussion de manière neutre :
« Avez-vous besoin d’un aménagement particulier pour participer au processus de recrutement ou exercer les missions présentées ? »
Cette formulation a plusieurs avantages. Elle permet au candidat d’exprimer un besoin sans avoir à révéler une pathologie ou un handicap.
Elle peut d’ailleurs être proposée à tous les candidats, et pas uniquement à une personne dont vous supposez qu’elle est en situation de handicap.
Un candidat peut choisir de mentionner lui-même sa RQTH pendant l’entretien d’embauche.
Dans ce cas, évitez de transformer l’entretien en questionnaire médical.
Vous pouvez en revanche lui demander s’il existe des besoins particuliers dont il souhaite discuter concernant le processus de recrutement ou le futur poste.
La bonne question n’est pas : « Quelle est votre pathologie ? »
Mais plutôt : « De quoi auriez-vous besoin pour travailler dans de bonnes conditions ? »
Cela permet de rester concentré sur les conséquences professionnelles et les solutions possibles.
Le handicap et l’état de santé font partie des critères sur lesquels un candidat ne peut pas être écarté d’un recrutement.
Un recruteur ne doit donc pas conclure qu’une personne ne pourra pas exercer un poste uniquement parce qu’elle mentionne une RQTH.
Les candidatures doivent être évaluées sur les compétences, l’expérience et les exigences réelles du poste, en prenant en compte, lorsque cela est nécessaire, les aménagements raisonnables susceptibles d’être mis en place.
Oui. Un candidat peut avoir besoin d’une adaptation du processus de recrutement : entretien en visioconférence, accessibilité des locaux, temps supplémentaire pour un test, support écrit ou autre modalité adaptée à sa situation.
Là encore, inutile de connaître l’intégralité de son dossier médical pour chercher une solution.
Lors d’un recrutement, mieux vaut donc éviter de demander directement à un candidat s’il possède une RQTH.
Présentez clairement le poste, évaluez les compétences et donnez à chaque candidat la possibilité de signaler un éventuel besoin d’aménagement.
Une démarche de recrutement inclusif ne consiste pas à collecter davantage d’informations personnelles. Elle consiste surtout à créer les conditions permettant à chaque candidat de démontrer ses compétences.



